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Des questions

Le numérique est-il une affaire de spécialiste ?

C'est quoi le problème ?

Quels sont réellement  les savoirs de base : se servir d'un tableur, retoucher une photo ?

Paradoxe : dans les EPN les “spécialistes” sont obligés de former leurs collègues, de façon informelle car il n'y a pas de temps dédié, c'est du temps en dehors de la mission. Ce qui semble paradoxal c'est que l'outil EPN est un outil pour les publics et que les structures ne s'en saisissent même pas en interne pour la formation des salariés - on part du principe qu'avec le numérique “on doit savoir”.

Il faut se confronter aux habitudes et usages de chacun.

Ce n'est pas simple de suivre l'évolution technologique, de ne pas rester sur le carreau. Comment prendre en compte ceux qui ne suivent pas.  Pour les apprentissages numériques il faut désapprendre pour mieux apprendre….

Dans les EPN les encadrants sociaux sont censés tout savoir faire avec tous les outils numériques. Le public s'attend à ce que les encadrants maîtrisent tout et aient réponse à tout (spécialistes). On doit pourtant répondre aux sollicitations et expliquer qu'il s'agit d'apprentissages lents… La posture même est donc en question , mais il faut aussi faire face à de nombreuses demandes des usagers et des collègues. Souvent personne n'est spécifiquement formé pour cela. On doit pourtant rendre un service correct. Ce n'est pas une priorité des structures.

Le problème de la confiance dans la technique se pose aussi.

Problèmes financiers.

Problèmes de communications : comment mettre à jour les sites, faire des newsletters intéressantes, et surtout avoir les infos à jour des autres collègues, des autres services….Pas facile d'impliquer les usagers sur ça (et les structures ne le souhaitent pas souvent). Certaines structures utilisent des télés d'infos dans les hall, beaucoup de temps nécessaire pour recueillir les infos… C'est du temp et un enjeux

Le numérique est une affaire de généraliste pas de spécialiste, le temps passé dessus te fais passer pour un spécialiste, ou la peur du numérique te classe dans la catégorie spécialiste, mais souvent on est animateur…. La peur des usages du numérique créée des attentes fortes… D'où le travail de dédramatisation nécessaire Enjeu de la pratique : “il faut s'y mettre” (c'est valable pour les collègues dans les équipes). Pas facile de porter une dynamique collective, il y a souvent des réfractaires au sein des équipes - mais personne ne donne de direction d'où les difficultés…

Dans l'idéal il faudrait…

Comment fait-on dans la réalité ?

Réaliser une base de données qui recense les espaces numériques, avec les compétences particulières des encadrants, donner du sens à un réseau - se faire connaître et reconnaître et savoir à quelle porte frapper en cas de besoin particulier.

Personne dédiée au numérique et maintenance dans les structures, les animateurs numériques ne savent pas tout faire - imaginer la mutualisation d'un poste sur plusieurs structures, un poste d'animation ou un poste de maintenance.

Application des droits à la formation dans les structures, besoins de formation non remplis à cause de la responsabilité vis-à-vis de son public (culpabilisation, quelle diminution réelle des tâches quand on part en formation…?)


Travailler en partenariat. Une évidence, oui, mais comment ?

C'est quoi le problème ?

Problème de définition sur le mot partenariat. Certains préfèrent celui de coopération. Partenariat ⇒ plutôt parler de coopération car on ne coopère pas forcément avec un partenaire. Un échange d'information n'est pas forcément “travailler ensemble”. Coopérer c'est agir ensemble, ce qui n'est pas forcément vrai dans un partenariat.

Question de la nécessité d'un acteur ou d'une institution, moteur dans la mise en place d'un partenariat. Exemple des clubs de natation sur Joué-lès-Tours, dans les années 1970. Ils n'arrivent pas à s'entendre. La municipalité impulse un partenariat. Autre exemple : partenariat/coopération mise en oeuvre dans le domaine de l'apprentissage linguistique par les centres de formation sur Joué-lès-Tours, impulsé par les élus locaux et les services de l'Etat et conditionné par le financement des projets. Nécessité quand même que les structures soient prêtes à entrer en coopération.

On monte des réunions inter-structures et il ne se passe rien entre ces réunions. Mais pourquoi se réunissent-ils ? “Obligé / Requis” par le financeur.

Est-ce qu'il y a une volonté ?

Un autre exemple est donné : le DLA, dans le cas qui nous concerne, impulse une dynamique de coopération.

Concurence des financements avec le système d'appel d'offre. Guerres de chapelle. Oubli de l'objet commun. Trop de peur.

La taille des structures peut être un frein à l'action

Le partenariat ne se décrète pas, il se construit.

Dans l'idéal il faudrait …

Trouver des intérêts partagés, communs.

Partager les compétences, les moyens après réflexion et échanges, penser de meilleures répartitions.

Accompagner le public demandeur vers le partenaire qui peut répondre.

Connaitre les autres, se décentrer des intérêts individuels

Lâcher un peu de son pré carré en laissant certaines activités à un ou des partenaires. Ceci en partenariat. Meilleur actions et développement plus pertinent.

Il faut du temps et des ressources pour rencontrer des partenaires.

Comment on fait dans la réalité ?

Quel temps pour ça ? Comment constituer un réseau ?

Peut-être faut-il quelqu'un qui impulse les partenariats, les coopérations.

Déconstruire en interne

c'est quoi mon activité ? comment je l'amène ? 2 aspects du partenariat

Les appels d'offre posés sur des activités et pas sur des structures pourraient ouvrir au partenariat.